Il seront ainsi en mesure d'assister les étudiants dans l'utilisation
des postes et pourront également assurer une maintenance de
premier niveau. Cette formation permettra d'optimiser le rôle
des moniteurs et d'accompagner au plus près les étudiants.
Contact
: Didier Cheramy -
didier.cheramy@univ-tours.fr
Strasbourg : bourses pour l'achat d'ordinateurs
L'Université Robert Schuman de Strasbourg accorde un soutien financier aux étudiants aux ressources les plus modestes pour leur permettre d'acquérir un ordinateur portable. En 3 ans, 160 étudiants ont pu bénéficier d'une aide d'une valeur de 100 à 500 e, ce qui couvre une partie des frais d'acquisition de leur ordinateur.
Cette aide varie selon la situation des étudiants. Les efforts ont porté sur les élèves boursiers, ainsi que sur les doctorants qui ne bénéficient pas de financement. Une commission a été mise sur pied pour examiner leurs dossiers. Les étudiants peuvent télécharger le dossier à remplir sur www-urs.u-strasbg.fr, rubrique Vie Etudiante.
Pascale Nachez , Coordinatrice de l'Université Numérique de Région Alsace
La Rochelle : emprunter un ordinateur comme on emprunterait un livre
Qui peut emprunter un ordinateur portable ?
Jean-Marc Ogier : Tous les étudiants de l'université de La Rochelle. Ils sont 6 500, nous tenons 60 ordinateurs portables à leur disposition en permanence. La durée du prêt varie de 1 à 8 jours. Chaque étudiant dispose d'un crédit de prêt de 30 jours par an. Sur l'année 2005-2006, 900 étudiants en ont profité. Un vif succès : en plein cour de l'année universitaire, l'intégralité des ordinateurs est presque toujours sortie.
Comment fait-on ?
J.M. O. : il faut se rendre à la bibliothèque universitaire entre 9h et 14h, du lundi au vendredi. L'étudiant signe une charte, on lui remet un portable, parfaitement opérationnel car avant chaque prêt, toute machine est entièrement remise à zéro. Aucune limitation d'usage : tout logiciel peut être installé. A la fin du prêt, il faut restituer l'ordinateur à l'heure. Pour chaque journée de retard, une pénalité est infligée : 4 jours d'interdiction de prêt.
Des progrès pour bientôt ?
J.M. O. : Deux améliorations sont prévues pour 2008. Les étudiants boursiers deviendront prioritaires. Leur crédit de prêt, calculé en jours, sera trois fois plus important que celui des élèves non boursiers. En 2008 également, il sera possible de demander l'installation de certains logiciels professionnels pour la durée du prêt : Autocad ou Photoshop par exemple.
Jean-Marc Ogier, Vice-président TICE de l'Université La Rochelle
Montpellier : Internet gratuit même sur les pelouses
Où se connecte-t-on à Internet ?
Raymond Navarro : Dans les lieux les plus fréquentés : salles informatiques, maisons des étudiants, services d'information, grands halls d'entrée et BU. Nous avons disséminé 49 bornes Wi-Fi sur les sept Campus de Montpellier, Beziers, Nîmes et Sète. à Montpellier, certaines pelouses sont couvertes. C'est très pratique puisqu'on n'a rien à brancher.
La connexion passe sans fil par ondes Wi-Fi. Aucun souci de batterie : nous avons installé 90 prises pour recharger les ordinateurs.
Comment fait-on pour se connecter ?
R. N. : Avant tout, il faut trouver une borne Wi-Fi : leur carte d'accès est distribuée en début d'année. Ensuite, doté d'un ordinateur équipé Wi-Fi, on démarre l'ordinateur puis on ouvre un navigateur : la page d'accueil de l'université s'affiche. On tape son identifiant (nom et prénom séparé par un point), puis son mot de passe (les 10 premiers chiffres du numéro d'identifiant reçu en début d'année) : la connexion s'établit aussitôt.
On n'accède pas seulement à Internet, on est aussi connecté à son Espace Numérique de Travail, n'est-ce pas ?
R. N. : Oui, on y trouve des services numériques personnalisés, avec notamment un agenda des cours, de nombreux logiciels de bureautique et de création multimédia, un outil de recherche d'ouvrages qui permet de réserver des livres, une foule d'outils de communication (e-mail, publication en ligne, forums, visioconférence, chat, etc). On peut même renouveler son inscription ou recevoir l'aide d'un moniteur.
Raymond Navarro , Directeur du Centre de Ressources Informatiques de Montpellier II
Paris V : Des blogs étudiants pilotés par leurs profs
Paris Descartes : Des blogs étudiants pilotés par leurs profs
Un blog peut-il remplacer un rapport de stage ?
Sophie Pène : Le blog permet d'aller plus loin qu'un rapport de stage. Il permet à l'étudiant d'analyser ses compétences, et de les mettre en valeur. L'étudiant qui part en stage doit développer quelques compétences définies par ses enseignants, et listées sur son blog. Pendant toute la durée du stage, il décrit et analyse ses activités, il écrit des billets, qu'il rattache aux compétences listées. Le professeur suit ces billets à distance et oriente l'étudiant. Dans le même temps, les blogs de ses camarades sont consultables : chaque étudiant peut suivre les expériences des autres en temps réel. A la fin du stage, l'étudiant rédige une simple synthèse de quelques pages.
A quoi d'autre peut servir un blog ?
S. P. : Par exemple à améliorer le suivi des mémoires, des séjours à l'étranger, des études de cas, des exposés, des projets... Ce qui permet à l'étudiant de mieux préparer son insertion professionnelle. Au surplus, il se familiarise avec des réseaux sociaux virtuels, qui lui serviront beaucoup dans sa vie professionnelle. Beaucoup d'usages restent à inventer : notre plate-forme de blogs a tout juste un an. Pour l'instant, 350 blogs sont ouverts pour 30 000 étudiants. Ils reçoivent 1 000 visites par jour.
Les entreprises se méfient-elles de ces blogs qu'ils ne maîtrisent pas ?
S. P. : Nous rencontrons déjà ce problème dans les rapports de stage papier. Internet y apporte de nouvelles réponses. Tous les billets ne sont pas publics : ils peuvent être protégés par un mot de passe. A dire vrai, les entreprises apprécient plutôt cette initiative. Les étudiants blogueurs savent mieux se diriger dans la société du savoir et de l'interaction que les autres. Pour un étudiant, ce blog est un atout qui complète son CV. Il lui donne une présence sur Internet : les blogs sont référencés par Google. Adresse : http://blogs.univ-paris5.fr
Sophie Pène , Vice-présidente en charge des TICE à l'Université Paris Descartes
Bretagne : un réseau de 72 Points Etude
Savoir et connaissance peuvent s'exporter hors des murs de l'université. En 2006 et 2007, 72 Points Etude ont été créés en région Bretagne dans les bibliothèques municipales des villes éloignées des campus. Les étudiants peuvent s'y connecter depuis leur université sur des ordinateurs fixes mis à leur disposition ou sur leur propre ordinateur portable, grâce à une borne Wi-Fi. En quelques clics, ils retrouvent l'ensemble des ressources numériques que leur propose leur université, à travers leur ENT (Espace Numérique de Travail). Une aubaine pour les étudiants qui ne peuvent pas retourner sur le campus pour accéder à certains documents, consulter leur planning ou connaître leurs résultats d'examen. Ce qui arrive fréquemment aux étudiants qui travaillent, à ceux qui suivent un traitement à l'hôpital ou encore à ceux qui fuient les loyers élevés des environs des campus. Le service est gratuit. Dans certains Points Etude, il est chapeauté par des moniteurs qui accueillent et conseillent les utilisateurs. Les Points Etude garantissent une équité de traitement entre les étudiants qui peuvent s'équiper d'un accès Internet et ceux qui n'en ont pas les moyens, ce qui contribue à réduire la fracture sociale et numérique. Le projet a attiré l'attention d'autres universités françaises. Les régions Alsace, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nord-Pas-de-Calais et Poitou-Charentes veulent à leur tour lancer un projet Points Etude pour amener l'Espace Numérique de Travail plus près des lieux de vie des étudiants.
Carole Nocera-Picand , Coordinatrice de l'UNR Bretagne
Tours et Orléans : accompagnement informatique
A Tours et à Orléans, 50 moniteurs aident les étudiants à se familiariser avec l'informatique.
Ils leurs apprennent les rudiments des logiciels les plus courants : Open Office, Microsoft Office, certains logiciels professionnels... Lorsque c'est possible, les moniteurs résolvent les problèmes de chacun. Ils écrivent alors un petit article, qu'ils déposent dans une base de solutions en ligne, ou FAQ (Frenquently Asked Questions). Grâce à eux, 90 salles informatiques restent ouvertes plus longtemps : généralement dix heures par jour. Pour cela, les moniteurs s'y relaient par tranches de deux heures. Tous ont été recrutés parmi les doctorants et les étudiants de Master. Ensemble, ils ont suivi une formation pédagogique, technique, juridique et documentaire. Les étudiants apprécient-ils cette aide ? Une enquête menée en 2007 révèle un indice élevé de satisfaction. Très majoritairement, les personnes interrogées jugent maintenant cette assistance informatique indispensable.
Didier Cheramy , Chef de Projet de l'Université Numérique de Région Centre
Bordeaux : cours audio-vidéo à télécharger
Pourquoi donner des cours "virtuels" ?
Didier Paquelin : Il y a quatre bonnes raisons . Un : cela permet aux étudiants "empêchés" - ceux qui travaillent, ceux qui sont malades, ceux qui se déplacent - de suivre leurs cours à distance aux horaires qui leur convient. Deux : cela permet aux enseignants d'enrichir leurs interventions, en interviewant des professeurs illustres, de grands avocats, en enregistrant des radios étrangères, etc. Trois : les cours audio-vidéo permettent d'éviter les leçons interminables durant lesquelles les enseignants lisent leurs notes durant des heures. Si la leçon est enregistrée, l'enseignant peut consacrer son cours à une séance de questions/réponses ? Quatre, ces cours virtuels permettent de préparer des milliers d'étudiants au Certificat Informatique et Internet (C2i). Pour cet examen informatique, nous n'aurions pas eu les moyens de former 3500 étudiants de façon classique à la rentrée 2007.
Comment accède-t-on aux cours audio-vidéo ?
D. P. : On se connecte à Internet puis on s'identifie sur son Espace Numérique de Travail. Les cours sont téléchargeables en vidéo et en audio. On peut les synchroniser automatiquement avec son baladeur, grâce au système "Podcasts".
Combien d'étudiants sont concernés ?
D. P. : Des milliers pour le C2i. Quelques centaines pour le reste des cours audio-vidéo. Principalement des étudiants en Langues. Nous avons bâti 2 studios audio-vidéo pour enregistrer les cours et distribué 50 enregistreurs portables aux enseignants, dans l'objectif de bâtir véritable une webTV universitaire.
Didier Paquelin, Vice-président délégué aux TICE à Bordeaux III
Paris : Une carte électronique multi-usages
Quels services numériques offre la Carte Etudiant de Paris ?
Michel Moreau Belliard : Le paiement des Restaurants Universitaires, de distributeurs, des photocopieuses, des imprimantes, du stationnement. Le paiement de certains commerçants grâce au porte monnaie électronique Moneo intégré. Le prêt d'ouvrages à la bibliothèque. L'accès aux salles protégées. En 2006, les étudiants avaient 3 cartes : carte d'étudiant, carte Crous, carte de bibliothèque. Désormais, ils n'en ont plus qu'une. C'est la première grande réalisation de l'Université Numérique Paris Ile de France.
Combien d'étudiants en profitent ?
M. M. B. : Les 200 000 étudiants des universités de Paris Intra-muros. Attention : tous ne seront pas équipés à la rentrée. Seuls 130 000 étudiants en profiteront dés 2007. Il faudra attendre 2009 pour qu'ils soient tous équipés.
Comment recevoir la Carte Etudiant de Paris ?
M. M. B. : C'est automatique. Le jour de l'inscription, l'étudiant est pris en photo, sa carte est fabriquée en 4 minutes, il repart avec. Evidemment, pour profiter du paiement électronique, il faut recharger la carte sur les bornes Moneo, situées notamment dans les Crous.
Michel Moreau-Belliard, Chef de Projet Université Numérique Paris Ile de France
Bordeaux : "Universalis et 2 000 journaux en ligne"
A Bordeaux et à Pau, 83 000 étudiants peuvent consulter les articles de 2 000 journaux de la presse internationale. Une fois connecté à Internet sans fil grâce aux bornes Wi-Fi, les articles s'affichent sur l'écran de l'ordinateur, qu'il soit individuel ou à disposition en libre accès dans les bibliothèques, les salles informatiques et les couloirs des campus. Les étudiants peuvent aussi consulter l'Encyclopaedia Universalis en ligne, se faire prêter une sélection de livres scientifiques numériques, consultables sur ordinateur pour une durée définie à l'avance.
Les enseignants valorisent cette "documentation électronique" dans les cursus universitaires, dans les formations à l'informatique (C2i) ou à travers des logiciels d'autoformation. Toute la région Aquitaine profite de ces services en ligne : sont concernées les quatre universités de Bordeaux, celles de Pau et des Pays de l'Adour, l'IUFM d'Aquitaine, l'IEP ainsi que trois écoles d'ingénieurs (ENSEIRB, ENITAB, ENSCPB).
Isabelle Heutte , Responsable de la Bibliothèque Universitaire des Sciences de la Vie et de la Santé
Nice, Aix, Marseille, Avignon, Toulon : cours à distance
Peut-on suivre un cours sans être présent en classe ?
Isabelle Pouliquen : C'est tout à fait possible. Nos professeurs peuvent créer une salle de classe virtuelle et inviter autant d'élèves qu'ils le souhaitent. Par exemple, les enseignants en médecine à Nice et Marseille s'en servent pour donner des cours de Master. Les professeurs de l'IUP Ingéniérie des Médias de Toulon également. A ce jour, tous les enseignants des universités peuvent donner des cours à distance et les enregistrer sur un site Internet unique.
Peut-on aussi télécharger des cours ?
I. P. : Absolument. Les universités de Nice, Sophia-Antipolis, Aix, Marseille, Avignon et Toulon se sont engagées à produire chacune 100 heures de contenus audio ou vidéo dans le cadre de l'opération MIPE III. On trouve aussi parfois des conférences de sommités : avocats, directeurs des ressources humaines, chercheurs... et souvent des leçons traditionnelles, enregistrées pendant les cours. Ces contenus sont enregistrés sur le même site Internet.
Isabelle Pouliquen , chef de projet de l'Université Numérique en Région PACA
Grenoble - D. Pagonis
A Grenoble, en médecine, la vidéo remplace les amphis
Il n'y a plus aucun cours d'amphi en première année de médecine ?
Daniel Pagonis : Ils ont tous été supprimés au profit d'une nouvelle pédagogie. Nous les avons enregistrés en vidéo (640x480 pixels) ou en audio (MP3), avec un diaporama PowerPoint en support visuel synchronisé. Cela représente 420 heures de cours que nous distribuons aux étudiants sur DVD-Rom. Les étudiants peuvent aussi y accéder par Internet, en s'identifiant préalablement sur leur Espace Numérique de Travail.
Les cours vidéo ressemblent beaucoup aux cours d'amphi ; les curieux peuvent s'en rendre compte sur www.wikinu.org/medecine.
Comment se déroule la formation ?
D. P. : Les 1 200 étudiants suivent 12 cycles d'enseignement de quatre semaines. La première semaine, ils regardent leurs cours vidéo. La deuxième, ils posent leurs questions sur Internet. La troisième, il viennent à la faculté participer à des séances de questions/réponses, qui regroupent 150 élèves par professeur. La quatrième, ils préparent leur examen avec un étudiant tuteur, dans un petit groupe d'environ 15 étudiants. Ils remplissent notamment des QCM qui leur permettent de connaître leur classement par rapport au reste de la promo.
Les élèves sont-ils satisfaits ?
D. P. : Nous avons recueilli 35 000 fiches d'évaluation, qui montrent plus de 80 % de satisfaction pour les cours et 95 % de satisfaction pour le tutorat. Grâce aux séances de questions/réponses, la qualité des cours a progressé. Certains ont abandonné les cours privés payants. Les cours vidéo ont rétabli l'égalité des chances : les résultats des étudiants boursiers sont en hausse, ceux des étudiants issus des CSP modestes aussi.
Daniel Pagonis , Responsable de la cellule TICE à la faculté de médecine de Grenoble